Interview

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 22:04

Jan Renette, Hollandais d'origine, il est installé, depuis déjà 18 ans en France, sur les coteaux  de Balma, surplombant la ville de Toulouse.

 
Depuis quand pratiques-tu la photo et comment es-tu tombé là-dedans ? 

Quand j’avais 18 ans, un de mes meilleurs amis avait acheté un Canon reflex argentique. Il m’a initié à la photographie, j’y ai pris goût et j’ai acheté un Asahi Pentax K1000 et un agrandisseur Opemus 4 - MeOpta. Pendant 15 ans, j’ai développé mes photos N&B dans mon « laboratoire » (lire : salle de bains) jusqu’au format A3. Le traitement sépia laissait pendant plusieurs jours une odeur « d'œufs pourris » dans la maison, ce qui m'a souvent valu des reproches de mon entourage. Mais, c'était une belle aventure !

J’ai gardé ce Pentax pendant 20 ans et l’agrandisseur se trouve encore dans mon armoire. Peut-être qu'un jour,  je recommencerai la photographie en argentique.


Pour toi, quel est ou devrait être le rôle de la photographie dans notre société actuelle ?

Le rôle d’un photographe, est de  produire  de bons clichés  dans un but précis. Personnellement,  je me sens plutôt « artiste-photographe ».  Un photographe  « n’invente pas une image », il capture le moment instantané qui lui a été offert. Il a seulement mémorisé, sur son capteur de 12 mb, les créations d’autres « artistes » et il leur rend à tous hommage à travers ses photographies.

Pour moi, le photographe devient « artiste » s’il va plus loin, que ce soit en numérique ou en argentique. Exemples : Post-traitement en Couleur ou N&B, (duo-toning,   sépia), tirage sur papier Baryté,  100% Coton ou  Fine-art,  Expositions de ses tirages,  Composition de ses œuvres dans un livre avec des textes etc. Ces photos sont alors la présentation artistique de sa vision subjective du monde.

 
Pourquoi aimes tu la photographie et as tu des photographes, reconnus ou pas, comme références ?

 J’aime beaucoup le travail de Scott Kelby, Michael Freeman et les livres  d’éditeur « Taschen ». 
Puis
Jean Dieuzaide,  Ansel Adams, Brassaï, Jean Loup Sieff,  Man Ray,  Helmut Newton, Robert Doisneau…  les maîtres anciens qui restent les références en photographie argentique et numérique.

 
Quel matériel utilises-tu ?
Le Nikon D300 body (format DX), les objectifs Nikkor 18-200mm  3.5–5.6, Nikkor 18-70mm 3.5–4.5 et Nikkor 50 mm/1.8D, le flash  Nikon Speedlight SB-600,  l'imprimante Epson stylus pro 3800 pour les grands formats  A2 et A3 et Epson stylus D120 pour le travail « ordinaire » et un scanner négatif Nikon Coolscan IV pour digitaliser mes diapositives couleurs  et films N&B argentique accumulés depuis 30 ans 
 
Quel est ton style photographique et pourquoi ?

Les paysages, les îles, l'architecture (églises, cloîtres, villes), la photographie panoramique et aéronautique, le portrait, studio. Je me suis plus intéressé  à « l’art de la photographie »  après mon divorce en 2003. Je recherchais des balades en solitaire au cœur des cloîtres et des églises, au bord de la Garonne, du Tarn et de la Méditerranée. Beaucoup de mes photos panoramiques datent de cette période.  En 2005,  j'ai eu à nouveau envie de montrer mon travail et l’exposition « Patrimoine toulousain et régional » m’a sorti de  ma solitude. Entre 2005 et 2010, j’ai visité les îles Grecques, la Corse et les îles de Charente Maritime et mes expositions « Les îles, lien entre Terre & Mer »  et mes 2 livres montrent ce travail. En 2007, j’ai commencé un reportage photographie sur le thème de la féminité (portrait, studio, mode, parfum..) et je suis en train de réaliser un livre.

 
Qu'est ce qui te fait déclencher à un moment précis ? Attaches tu une importance à la composition ? De plus, es-tu plutôt manuel ou tout automatique ?

J'aime retranscrire l’émotion d’un instant unique, d’un regard, d’une belle lumière, d’un paysage, de la marée.

Oui ! Composer, c'est former un tout harmonieux à partir de différents éléments. La composition traduit sans dissimulation une sensibilité, un regard sur le monde et sur les autres. La photo invite donc à laisser s'exprimer mes envies, ma solitude, mes sentiments et ma vision créative. 

Je suis en automatique dans 90% des cas ! Pour moi, l’idée reçue que « le mode P, c’est pour les débutants » n’est pas vrai. Les modes P sont maintenant décalables : une simple rotation de la molette permet de modifier les choix de l’appareil et de choisir son ouverture de diaphragme ou sa vitesse. Le mode P est pour moi un gain de rapidité et je préfère me concentrer sur le cadrage que sur les réglages de mon appareil ! Le 10% en manuel, c’est surtout pour la photographie de studio et paysages de nuit.

 
Quelle est la place du post-traitement informatique dans tes clichés ?
Quel(s) logiciel(s) utilises-tu et pourquoi ceux-là ?

Le post-traitement prend une place importante  dans mes clichés. Elfie (IBO Toulouse)  me décrit ainsi : «  Jan, un homme avec la précision de l’ingénieur et  l’émotion de l’artiste dans ses photos ».  J’ai besoin d'esthétique dans mes photos, c’est comme le maquillage et les parures pour une femme. Je prends maintenant beaucoup de mes photos en RAW.
Post-traitement avec  DxO Optics Pro7 (j’aime son automatisme) à Sortie en Tiff 16 bit.  Après Photoshop CS5 et NIK software Plug-ins (si besoin) pour préparer mes tirages papier. J’utilise Lightroom 3.6 pour mettre mes photos sur le Web (avec signature) et pour  imprimer plusieurs photos sur les grands formats papier (A2).
Pour mes livres : Blurb « BookSmart3.2 » et en 2012 Adobe InDesignCS5

Pour mes diaporamas : PictureToExecute (PTE)7.0


Partages tu tes photos (Internet, expositions, tirages, livres, etc.) ? Si oui dans quel but ?
Es-tu ouvert aux critiques ? 
Je partage sur Internet (sur mon site photo et sur Focale31), par des exposition s (37 expositions en 7 années), par des tirages réalisés par moi-même (pièces uniques car en édition limitée), des diaporamas et des livres ("Sous le soleil des îles Grecques", "Sous le charme de l’île d’Aix", "L’essence de la féminité"). Vous avez bien compris que j’aime bien coucher une belle photo sur un beau papier. Mais une photo commence à raconter une histoire quand elle est présentée en série avec d’autres photos, avec des textes et éventuellement de la musique. Là, mes photos commencent alors à vivre, dans mes  expositions, mes diaporamas et mes livres.
Sinon, je suis ouvert à la critique constructive. J’aime beaucoup écouter les autres, visiter les expositions, lire des sujets sur la photographie pour mieux comprendre et pour savoir où j'en suis vraiment avec mes  photos. Une sorte d’autocritique pour avancer.

Si ce n'est pas confidentiel, quels sont tes futurs projets photographiques?
Réaliser la deuxième version de mon livre « L’essence de la féminité », puis  commencer un livre sur les îles de Charente Maritime (Ile d’Aix, Madame, Ré et Oléron).
 
Un petit mot sur l'association Poussière d'image à laquelle tu es adhérent ? 
J’adore cette association car tout le monde peut y trouver sa place, tous les niveaux y sont représentés. Les adhérents partagent la même passion et c'est très enrichissant pour tous. 

As-tu un site ou blog photo et un contact ?

 


projet affiche 2
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Publié dans : Interview
Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 21:21
Yannick Madrid, 27 ans, originaire de Istres, une ville située proche de Marseille. Aujourd'hui il vit à Toulouse, une ville qui lui est chère, sa ville d'adoption, puisque il y a fait ses études et y a trouvé son premier travail.
On peut aisément dire que la photographie constitue pour Yannick une vrai passion à l'heure actuelle, bien qu'il tente difficilement de faire un peu de place à ses autres centres d'intérêts que sont la guitare, le chant ou encore l'escalade...
 
Depuis quand pratiques-tu la photo et comment es-tu tombé là-dedans ?
L'idée d'aborder la photographie comme un vecteur artistique a germé en moi aux alentours de la fin d'année 2006. J'ai eu de la chance dans mon cursus universitaire d'étudier une année dans un pays étranger, en l’occurrence la Suède.
Ce fut pour moi l'élément déclencheur, l'envie d'immortaliser cette contrée nordique aux paysages grandioses, peu communs, de transmettre mes propres émotions au travers de mes clichés... Fin 2006, j'achetai mon premier boitier Reflex...
En découle quelques années de pratique irrégulière, pas tout le temps franchement motivé et surtout seul... Jusqu'à la découverte de Poussière d'Image début Février 2011, ce qui fût pour moi enfin l'occasion de m'adonner pleinement à ma passion, tout en la partageant avec d'autres fous du réflex.

Pour toi, quel est ou devrait être le rôle de la photographie dans notre société actuelle ?
Pour ma part, je vois la photographie comme un moyen d'expression, une façon de transcrire nos émotions, que notre sensibilité photographique nous amène à ressentir. Je ne cherche pas spécialement à véhiculer de message, à m'inscrire comme témoin ou comme acteur, mais plutôt à partager ma propre sensibilité.
 De ce fait, je ne pense pas que la photographie ait un rôle, ou ne doive tenir un rôle particulier au sein d'une société quel qu’elle soit, au sens absolu de la phrase.
Les intérêts de la photographie sont multiples, et seront aussi nombreux que le nombre de photographes qui la pratiquent. Chacun d'entre eux y verra sont propre intérêt, donc définir le rôle que la photographie doit tenir me semble du coup dérisoire.
 
Pourquoi aimes tu la photographie et as tu des photographes, reconnus ou pas, comme références ?
La photographie me permet comme je le disais plus haut de partager aux autres ma propre sensibilité. J'aime cette idée de partage, d'échange, de rencontres car je trouve cela très exaltant et enrichissant.
Et puis c'est aussi la recherche de l'adrénaline, indescriptible pour qui n'a jamais photographier, lorsqu'on appuie sur le déclencheur, l’œil encore collé au viseur et que l'on sait déjà que l'on a capturé "la" photo.
Je puise beaucoup d'inspiration de photographes de paysages, comme notamment Marc Adamus, Ansel Adams,  les photographes du collectif "Bouts de planète" (Xavier Jamonet, Vincent Favre, Christophe Carlier, Rafael Rojas et Samuel Bitton).
D'autres moins connus comme Juza.
 
Quel matériel utilises-tu ?
Mon boitier : Un Canon 5Dmk1
Mes objectifs (Canon) : 17-40mm F4L, 70-200mm F4L, 50mm F1.8 + 1 filtre polarisant Ø77mm et un filtre neutre de protection
Autre accessoire : Un trépied manfrotto XPROB avec rotule 3 axes 804RC2 et un sac pour transporter tout ça et se réduire les épaules en compote.
 
Quel est ton style photographique et pourquoi ?
J'aime m'essayer à plusieurs styles photographiques plutôt qu'à un seul prédominant.
En premier lieu, et par ordre chronologique, je dirai que c'est la photographie de paysage et la photo de nuit en milieu urbain.
Mais PI m'a permis de m’exercer à d'autres styles que j'apprécie tout autant, dont par exemple le portrait posé et mis en scène.
Un autre domaine qui m'attire et dans lequel j'aimerai m'améliorer est la photographie de "scènes de vie".
Pourquoi ces styles ? Difficile de dire en fait, je m'oriente vers ce qui m'attire le plus tout simplement.
 
Qu'est ce qui te fait déclencher à un moment précis ? Attaches tu une importance à la composition ? De plus, es-tu plutôt manuel ou tout automatique ?
J'essaie de plus en plus d'accorder beaucoup de soin à la composition, ainsi qu'à la qualité de la lumière. C'est un exercice difficile, d'autant plus en numérique puisqu'on est tenté de "mitrailler", mais au final mieux vaut avoir une photo percutante et exceptionnelle, que cents photos moyennes qui finiront par se perdre au fin fond d'un disque dur.
Côté technique, je shoote toujours dans les modes manuel ou dits "semi-automatiques".
Par exemple, en paysage je suis quasiment tout le temps en priorité ouverture (Av chez Canon) et manuel (M).
En portrait en extérieur, je shoote tout le temps en Av, pour maîtriser les faibles profondeur de champs, etc...
 
Quelle est la place du post-traitement informatique dans tes clichés ?
Quel(s) logiciel(s) utilises-tu et pourquoi ceux-là ?
La place du PT est pour moi très importante dans mes clichés, complémentaire et indissociable de la prise de vue. Si le PT est important pour moi pour optimiser et tirer le meilleur parti des photos, il n'en reste pas moins que passer beaucoup de temps derrière l'ordinateur me rebute bien souvent, ce qui rejoint le fait que j'essaie de minimiser le nombre de photo au profit de la qualité (plus facile à dire qu'à faire lol).
J'utilise Lightroom 3.3 pour le tri et le développement des photos, photoshop pour redimensionner, faire des retouches que LR ne permet pas ou difficilement, etc ...

Partages tu tes photos (Internet, expositions, tirages, livres, etc.) ? Si oui dans quel but ?
Es-tu ouvert aux critiques ?
Oui, je les partage, notamment sur les réseaux sociaux comme facebook, ou les forums photo. Le but étant pour moi d'avoir un retour sur mon travail, positif ou négatif.
Lorsque je partage mes photos avec d'autres personnes, je m'attends bien sûr à recevoir des critiques, et je les apprécie surtout si elles sont constructives, car c'est un excellent moyen pour progresser.

Si ce n'est pas confidentiel, quels sont tes futurs projets photographiques?
Faire un voyage consacré essentiellement à la photographie (Ecosse ou Irlande du Nord peut-être?), réaliser une exposition et/ou un recueil photographique sont des projets que j'aimerai réaliser tôt ou tard.
Dans un futur plus proche, enfin trouver le courage de mettre en place mon Blog serait une bonne chose.
 
Un petit mot sur l'association Poussière d'image à laquelle tu es adhérent ?
PI est une association que j'apprécie beaucoup et où j'y ai trouvé finalement les choses que je recherchais, à savoir, rencontrer d'autres personnes sympathiques et passionnées de photographie, pour partager cette passion et s'ouvrir à de nouveaux styles, de nouvelles idées...
J'y ai également découvert les célèbres salades Hoogaarden, et ça, ça n'a pas de prix ! :)

YannickMadrid 1
Séance les mots Bleus : "Photo tirée d'une série réalisée avec Sarah Gorsse et Loïc Cubana, un bon moment passé en compagnie de deux personnes forts sympathiques"
YannickMadrid 2
Lever de soleil sur l'Aubrac : "Lever 4h30 à Rodez, dans l’Aveyron, je prends le sac photo, la carte routière et la voiture direction le plateau de l'Aubrac. Une petite heure plus tard, je me retrouve au sommet de ce champs, le soleil levant en face de moi, les brumes matinales transpercées de cette lumière dorée, avec pour seul fond sonore une nature en éveil... un instant de rare beauté"

YannickMadrid 3
Biarritz : "J'aime le côté intemporel de cette photo, elle laisse une part à l'imagination grâce à la présence de ce mystérieux personnage, dont l'attente semble perdurer, au rythme des vagues de l'océan."
Publié dans : Interview
Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 09:16

Bonjour Gilles. Quelle est ta devise à propos de la photographie ?
On sait que la photographie naît de la lumière… Moi, j’aimerais pouvoir dire que « la lumière naît de la photographie » !


Comment te définis-tu : journaliste, photographe, observateur …ou artiste ?
Alors là, c’est autre chose carrément ! J’ai inventé, mais pour très peu de temps, le terme de « photographiste », puisque je mélange justement la photographie et le graphisme. Donc je ne suis pas photographe, je ne suis plus graphiste, je suis un peu… le mélange des deux !

Parlons un peu technique : quel est le post-traitement ou le logiciel que tu utilises le plus ?

J’utilise Photoshop, depuis plus d’une vingtaine d’années, et grâce à Photoshop et à l’utilisation des calques notamment, j’ai mis en œuvre un procédé qui me permet de faire remonter les fantômes du passé dans le présent. Je pense pour l’instant être le premier à l’avoir fait.


C’est ce procédé qui t’as permis de créer ton exposition « Passé présent » ?
Tout à fait.

 

Quel est ton thème de prédilection et pourquoi?
Mon thème de prédilection se rapporte à ce que je viens de te dire : c’est le « Passé présent »… ou encore la présence du passé dans le présent, qui ouvre beaucoup de portes, et que j’aimerais bien explorer … vraiment de façon très poussée !


Pourquoi ?
Pour pérenniser le savoir des anciens, pour marquer l’importance du passage des anciens sur Terre...


Des exemples… ?
Disons que ça marche de pair avec la photographie, dans le sens où, la photographie a fait des constats depuis qu’elle existe. Nous, les plus vieux clichés que l’on a exploités à l’heure actuelle datent de 1895, des clichés de Georges Ancely sur Toulouse, donc la photo a fait un constat. D’ailleurs, quand je travaillais dans la photo, j’avais un photographe, dont j’étais l’assistant, qui me conseillait de faire des photos sans relâche, qu’un beau jour ces photos vaudraient quelque chose, parce que justement, elles relateraient une époque révolue…Car, la photographie permet de faire un constat dans le temps et c’est une machine à voyager dans le temps, depuis son invention ! C’est à ce niveau-là que je situe mon travail photographique.

Si l’on se tourne vers l’avenir : quel conseil donnerais-tu à un photographe qui débute ?
De n’écouter personne, et de ne croire qu’en lui ! … De faire ce qui lui plaît et surtout de se démarquer le plus possible des courants actuels.


De suivre ses émotions et ses impressions… ?
Voilà, d’être créatif, à fond ! D’être inventif ! De ne pas reproduire ce qui existe déjà, mais d’utiliser la photographie – comme le dessin, comme la peinture- comme un art à part entière. Moi, j’ai débuté la photo il y a plus de trente ans, puis j’ai laissé tombé dans la photo complètement, pour m’intéresser à la publicité et à la communication. Maintenant, je reviens à la photo par le biais du numérique.
 En tant que maquettiste à l’époque, j’ai eu l’occasion de travailler avec de grands peintres, et ceux sont eux qui m’ont fait comprendre ce qu’était la création à l’état pur. En particulier, j’ai fréquenté un peintre proche de Picasso et de Miró, assez âgé – il avait environ 80 ans quand je l’ai connu - très créatif. Au début, je me demandais jusqu’où il pouvait innover, et à chaque fois que je le revoyais pour travailler sur un nouveau catalogue, il allait encore plus loin ! Je me demandais : « Mais où va-t-il chercher tout ça ? Qu’est-ce qui l’anime ? ». Et j’avais remarqué, que, malgré son grand âge, il avait un public très jeune : parce que ses idées étaient vraiment révolutionnaires… C’est la force de la créativité !

Et… le nom de ce peintre ?
Clavet : Anthony Clavet.

 

Sandrine T.


Gilles La Barque
Gilles Franqueville

Le diaporama de quelques photos de Gilles : ICI 

Son site Web :  http://www.franqueville.net

Publié dans : Interview
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 13:00

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Patrick Arnaud, dit Audran, je suis un « amateur photographe » … et dans « amateur », il y a  « aimer » !  Aimer les photographies ; aimer les gens  photographiés ; aimer les scènes capturées ; aimer tout ce qui est vu.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à la photographie ?

Mon père avait deux passions : la photographie et le Super 8 . Le Super 8 ne me plaisait pas : ça me paraissait trop long, trop compliqué à monter… et surtout, il ne permettait pas de capter l’instant.

La photographie, elle, m’a permis de saisir des moments, et j’aime ces moments-là !

 

Qu’est-ce qui vous a aidé à progresser…ou qui ?

Ceux qui m’ont aidé à progresser sont mes amis, qui réalisent des photos souvent extraordinaires ! A travers mon regard personnel, j’interprète, j’adapte ces images, et, par la suite, je construis mes images personnelles.

 

Nadar, Doisneau, Izis…Si vous pouviez remonter le temps, quel photographe du passé aimeriez-vous rencontrer ?

Personnellement, j’adore les photos de Richard Avedon, beaucoup de noir et blanc avec des contrastes exceptionnels, de splendides portraits, l’utilisation maîtrisée du grand angle…du Noir et Blanc. C’était un excellent photographe, qui est décédé assez récemment. J'aime aussi les photos de David Hamilton et Jean- Marie Perrier.  

 

Quels photographes contemporains vous touchent le plus ?

Avedon !! …Doisneau… Bresson…Capra… pour leurs images instantanées et leurs portraits, pour la qualité de leurs compositions, les contrastes…en un mot : pour la qualité de leurs images !

J’ai été aussi beaucoup influencé par certains photographes de la guerre du Vietnam…dont je n’ai plus le nom en tête…et qui ne sont pas tous revenus, d’ailleurs…

 

Quel est aujourd’hui votre projet, votre rêve photographique ?

J’envisagerais avec plaisir de monter un projet collectif comportant deux approches complémentaires : le texte et l’image. Partir d’un texte pour produire une image, ou bien inversement rédiger un texte à partir d’une image. Ou encore : associer deux ou plusieurs  images qui seraient soit en opposition, soit complémentaires les unes des autres…En somme : jouer à associer de diverses manières les textes et les images.

En vue d’une exposition ?

Oui, pour déboucher sur une petite expo. Mais, j’insiste, l’exposition serait signée non par moi, mais par le collectif : un duo, c'est déjà un collectif.

Sandrine T.



Patrick Arnaud

Le diaporama de quelques photos de Patrick : ICI 

Son site Web :  http://audran.smugmug.com



Publié dans : Interview

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